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DSK

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On ne peut comprendre la chute de Dominique Strauss-Kahn sans la replacer dans le contexte du projet qu'il incarnait de création d'une nouvelle monnaie de réserve internationale prévue pour aujourd'hui 26 mai 2011. Un projet paradoxalement attendu par les États émergents tout autant que par la finance apatride, mais refusé par le complexe militaro industriel israélo-états-unien. Thierry Meyssan lève le voile sur le coup-fourré de l'administration Obama pour ne pas tenir ses engagements.

Face à la déstabilisation monétaire internationale, il est urgent d'instaurer, en substitution du dollar, une nouvelle monnaie de réserve internationale et de référence des échanges internationaux, afin de préserver les économies réelles des nations des fluctuations de la monnaie, de l'économie et de la politique États-Unienne.

Le système monétaire international (SMI) est un vaste sujet qui englobe toute une série de questions - les monnaies de réserve, les taux de change, les mouvements de capitaux et le filet de sécurité financière mondial, pour n'en citer que quelques-uns. C'est l'un des thèmes centraux du programme de travail du G-20 pour 2011 (les 3 & 4 novembre 2011 en France à Cannes), et l'objet d'un débat animé, ainsi que le montre par exemple le récent rapport riche d'enseignements du groupe présidé par Michel Camdessus, connu sous le nom d' Initiative du Palais-Royal.

DSK a officiellement démissionné du FMI. L'Elysée faisait déjà campagne, depuis quelques semaines, pour que Christine Lagarde occupe son fauteuil à Washington. Le FMI mérite mieux et il y a l'embarras du choix. Parti pris.

La campagne orchestrée par l'Elysée pour que Christine Lagarde remplace Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds Monétaire International aura à peine été interrompue par le "coup de tonnerre" de l'arrestation à New York du détenteur du poste, accusé d'agression sexuelle sur une femme de chambre de l'hôtel Sofitel.


DSK a annoncé la nomination à la tête du département Europe du FMI de l'économiste portugais Antonio Borges. Une décision à risque parce que l'ancien doyen de l'INSEAD a aussi travaillé pour Goldman Sachs et qu'il aura la main sur de possibles programmes d'austérité en Europe.

Les "DSKnologues" pourraient y voir le signal que celui dont ils supputent les intentions ne se lancera pas dans la bataille de l'élection présidentielle française en 2012 : le directeur général du Fonds monétaire international a annoncé la nomination à la tête du département Europe de l'institution multilatérale de l'économiste portugais Antonio Borges.

La candidature Strauss-Kahn, d'apparence infaillible, est une création médiatique. C'est ce qu'explique Patrick Trannoy dans cette tribune qui montre que le président du FMI n'incarne en rien une alternative républicaine et sociale à la présidence Sarkozy, mais qu'il est au contraire le « candidat surnaturel des marchés ». 

A un an d'élections présidentielle et législatives directrices pour la France, Nicolas Sarkozy paraît très affaibli.