13 juillet 2011 Nous venons de mettre en ligne le numéro du 10 juillet 2011 de dde.crisis. Le thème en est la crise centrale du Système, bien sûr, avec la poursuite de l'examen du Système, mais aussi la position de dde.crisis et du site dedefensa.org par rapport à cette crise centrale et terminale où nous nous trouvons. Pour cette raison, il nous paraît que les lecteurs du site trouveront un intérêt renouvelé à l'éventuelle lecture de ce numéro de dde.crisis.
Alors que la crise est née aux Etats-Unis en 2007, l'impact sur l'Union européenne (UE) a été beaucoup plus violent que sur les institutions politiques et monétaires états-uniennes. En fait, la crise qui secoue la Zone euro n'est pas une surprise, elle est un avatar des deux principes qui régissent cette zone : marché unique des capitaux et monnaie unique. Plus largement, elle est la conséquence des logiques qui dominent l'intégration européenne : la primauté donnée aux intérêts des grandes entreprises industrielles et financières privées, la large promotion des intérêts privés, la mise en compétition à l'intérieur de l'espace européen d'économies et de producteurs qui ont des forces tout à fait inégales, la volonté de retirer aux services publics un nombre croissant de domaines d'activité, la mise en concurrence des salariés entre eux, le refus d'unifier vers le haut les systèmes de sécurité sociale et les règles du marché du travail.
Voici la présentation, - désormais, c'est une habitude, - de notre numéro daté du 10 juin 2011 de dde.crisis. Le départ de notre réflexion est la chute de DSK et l'assassinat de ben Laden, - deux événements que nous avions présentés notamment dans nos F&C du 17 mai 2011 (il est question de DSK seulement) et du 19 mai 2011 (il est question de leur "liquidation", - celles de ben Laden et celle de DSK).
En 1789, Alexandre Hamilton devint le premier secrétaire au trésor (NdT: ministre des finances) des Etats-Unis d'Amérique. Hamilton était un des nombreux pères fondateurs qui étaient franc-maçons. Il avait des relations étroites avec la famille Rothschild, qui était propriétaire de la Banque d'Angleterre et était le leader du mouvement franc-maçon européen.
Une société de partages et d'échanges instantanés, née d'un désir intime, commun et propre à l'humanité, est esquissée aujourd'hui par l'instrument internet. Cette création technologique sert la recherche et l'expression individuelle qui jouit à enrichir joyeusement le collectif. Internet est un fruit du désir humain naturel de réunification, de libre partage et de communication directe.
Le 16 mai dernier, la dette publique américaine a atteint son plafond, fixé par le législateur aux États-Unis. N'ayant pu obtenir du Congrès qu'il augmente ce maximum actuellement fixé à 14.294 milliards de dollars, le Trésor US avait auparavant annoncé être en mesure de jouer les prolongations jusqu'au 2 août prochain, dernier délai, en stoppant certaines opérations afin de pouvoir poursuivre ses émissions obligataires sans augmenter le déficit net.
Le pataquès bat son plein, l'élaboration du nouveau plan de sauvetage de la Grèce joue les prolongations. Au moins jusqu'à la prochaine réunion du 20 juin des ministres des finances européens, si ce n'est jusqu'au sommet européen des 23 et 24 juin. Au-delà, la zone euro entrerait dans l'inconnu.
L'affaire paraissait réglée du dire des Grecs, mais elle a rebondi avec l'annonce par le FMI qu'il ne débloquerait la 5ème tranche de 12 milliards d'euros de son prêt, attendue pour le 12 juillet à Athènes, qu'à la condition que les Européens finalisent leur nouveau plan de soutien financier, afin que son remboursement soit crédible.
Ce que beaucoup d'entre vous auront déjà remarqué, c'est que depuis quelques temps le mental perd du terrain. Les pertes de mémoire, les trous dans la réflexion, les mots qui ne viennent plus, la confusion passagère, la sensation d'être décalé(e), sont autant de symptômes d'un mental qui se déstructure. Pas d'inquiétude à avoir, inutile de se précipiter chez le médecin, tout ça est très normal en ces temps si particuliers.
Bonne persistance dans tes multiples actions (fonctions) Dav. ;-))
Tu es un génie encore méconnu s'affirmant dans ce monde en (trans)mutation accélérée !
@+
Pat
La manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes constitue le scandale le plus important et aux conséquences les plus marquées de notre époque. Pour la première fois, l'escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes.
Après avoir défini le Système, nous allons maintenant développer les voies par lesquelles il peut être efficacement combattu. Il va sans dire que les propos que nous allons tenir ici vont en surprendre beaucoup et vont de fait nous conduire parfois très au-delà du périmètre habituel de dedefensa. Aussi que ses auteurs nous pardonnent cette digression.
Pourquoi chercher à définir le Système ? Parce que la définition actuelle (que donne le site dedefensa) du Système comme étant "le déchaînement de la matière" n'est pas tout à fait complète, bien qu'elle soit parfaitement juste en un certain sens. Elle a l'immense avantage en effet de mettre les acteurs du Système à la place qu'ils occupent véritablement, c'est à dire à celle de jouets, soumis sans rien en maîtriser à la dictature du Système.
Les quatre cavaliers du sytème bancaire américain (Bank of America, JP Morgan Chase, Citigroup and Wells Fargo) possèdent les quatre cavaliers du pétrole (Exxon Mobil, Royal Dutch/Shell, BP Amoco et Chevron Texaco) en tandem avec Deutsche Bank, la BNP, Barclays et d'autres anciens pontes européens de l'argent. Mais leur monopole sur l'économie globale ne s'arrête pas aux limites des champs pétroliers.
Un dessin animé "humoristique" américain (2011) de 30mn sur l'histoire de la prise de contrôle du système monétaire étatsunien (et international) par certains banquiers privés (via la banque centrale américaine) pour le développement de leurs intérêts particuliers dans le but inavoué d'asservir massivement la population (et les nations) par l'usage exorbitant du crédit entraînant un accroissement exponentiel de la création monétaire "à partir de rien" au service de l'enrichissement cynique des banques qui profitent ainsi de ce système inique pour s'emparer des véritables richesses au monde au détriment du bien commun et de l'humanité.
D'une façon générale, on observe de plus en plus nettement les signes grandissants d'une désintégration interne du Système. Nous rencontrons d'une façon générale la théorie (ou la fable) "des termites et des conduites pourries", mais bien entendu comme trame générale indiquant la forme du mouvement.
On ne pourra pas dire que le G20-G8 n'a pas d'idées : il en a au moins deux. Une idée théorique (variable) et une idée pratique (fixe). Une idée théorique affichée pour mieux dissimuler l'idée pratique inavouée. À vrai dire, l'idée pratique n'est pas neuve, elle est maintenant d'un robuste classicisme et comme une marque de fabrique en train de se patiner : tout faire pour ne rien avoir à faire - contre la déréglementation financière - et envoyer des leurres en tous sens.
La monnaie unique européenne a pour finalité de faire partager à ses membres une même conception de la mesure, de l'échange et de l'anticipation de la valeur économique. Cette communauté multinationale de valeur est de fait crédible par sa taille et par sa santé comparée à ses grandes concurrentes dans le reste du monde. Toutefois, comme l'a rappelé récemment « l'Initiative du Palais Royal », tout le système financier mondial dysfonctionne.
Un krach du billet vert se prépare. Il est inévitable. Le principal risque planétaire actuel, c'est une crise de la dette souveraine américaine. La plus grande économie du monde n'est plus qu'une vaste illusion. Pour produire 14.000 milliards de revenu national (PIB), les Etats-Unis ont généré plus de 50.000 milliards de dette totale, qui leur coûte 4.000 milliards d'intérêts par an. »
Le dollar est devenu la plus grande bulle spéculative de l'histoire et va s'effondrer prochainement.